Interview de Ron Hubbard
Explorateur, écrivain et philosophe, L. Ron Hubbard a consacré sa vie à ses recherches sur l’esprit humain. Ses premiers résultats furent publiés en 1950 dans le livre La Dianétique1, la puissance de la pensée sur le corps.
Le journaliste Tony Hitchman, directeur des programmes télévisés en Rhodésie raconte dans quelles circonstances il a été amené à l’interviewer.
« En 1966, L.Ron Hubbard se rendit d’Angleterre au Zimbabwe (alors appelé Rhodésie). J’avais lu quelque temps auparavant La Dianétique, la puissance de la pensée sur le corps, un livre qui m’avait fait une forte impression. Lorsque j’ai appris que son auteur était présent dans le pays, j’ai cherché à le rencontrer et j’ai fini par l’interviewer.
En tant que journaliste, rédacteur en chef des informations télévisées, j’ai eu l’opportunité d’interviewer de nombreuses personnalités internationales : des chefs d’Etats, des stars de cinéma, des écrivains célèbres, etc. Je peux dire, sans réserve aucune, que L.Ron Hubbard les éclipse tous. Il était une de ces rares personnes qui sont plus grandes que nature et qui semblent transformer les gens et le monde autour d’eux. Il manifestait un très grand intérêt pour ce qui l’entourait et déployait d’immenses capacités intellectuelles. Très ouvert, amical et chaleureux avec les autres, il avait un souci réel et constant de l’avenir de l’Homme. Croyez-moi, il m’a impressionné et le plus drôle est qu’à cette époque je ne soupçonnais pas le moins du monde sa notoriété internationale.
Je l’ai convaincu de me laisser l’interviewer pour la télévision et la radio rhodésiennes. Voici un extrait transcrit de cette interview réalisée en 1966. »

T. Hitchman : Hubbard, faute de pouvoir décrire un sujet aussi vaste que votre philosophie, commençons par le commencement. Comment en êtes-vous arrivé au domaine de la philosophie ?
“Pour vraiment connaître la vie, il faut en faire partie. Il faut fouiller les coins et les recoins de l’existence. Il faut côtoyer toute sorte d’hommes pour établir la nature de l’Homme”
L. Ron Hubbard : Eh bien, c’est très facile. J’ai passé la majeure partie de mon adolescence en Asie. C’est une partie du monde où la misère et l’indigence dépassent l’imagination et où l’Homme a peut-être atteint l’état de dégradation le plus bas qui soit. Et un jeune homme confronté à cela va se demander : « Pourquoi tout ça ? A quoi ça rime ? Jusqu’où l’Homme peut-il tomber ? qu’est-ce que l’Homme ? Ce sont les questions que je me suis posées. Et personne ne pouvait me dire ce qu’était l’Homme, où il allait et ce qu’il faisait. Ce sujet de recherche m’a beaucoup fasciné et j’y ai consacré ma vie.
T.Hitchman : Avez-vous lu beaucoup d’ouvrages de philosophie ?
L. Ron Hubbard : Oui, mais le philosophe passe son temps dans sa tour d’ivoire et il est très isolé de la vie. Pour vraiment connaître la vie, il faut en faire partie. Il faut fouiller les coins et les recoins de l’existence. Il faut côtoyer toute sorte d’hommes pour établir la nature de l’Homme.
T.Hitchman : Comme vous ?
L. Ron Hubbard : Oui, j’ai dormi avec des bandits en Mongolie, j’ai chassé avec les pygmées aux Philippines…
En fait, j’ai étudié 21 races primitives différentes, y compris la race blanche. Et j’ai ai conclu que les hommes, peu importe leur culture, sont en essence les mêmes ; l’Homme est un être spirituel qui a sombré dans des préoccupations d’ordre matériel et charnel et dans une interaction avec la vie qui était trop forte pour qu’il puisse y faire face. Et j’en ai conclu qu’il avait besoin d’un coup de main.
“Nous vivons dans un monde où les gouvernements et les sociétés essaient désespérément d’aider l’Homme. Mais ils essaient de résoudre ses problèmes à sa place”
À l’université, j’ai dû choisir les sciences et les mathématiques, au lieu de la philosophie, et j’ai appris les règles de la logique et l’approche scientifique. Peu de philosophes les connaissent. Et j’ai cherché le dénominateur commun à tous les hommes. J’avais vu l’homme primitif et l’homme cultivé. J’ai dit : « On peut trouver un dénominateur commun à tous les hommes, et, de là, dénouer cette énigme. »
L’idée que l’Homme est un esprit est bien plus ancienne que l’idée selon laquelle il est un animal et un objet matériel. Ca fait 2000 ans qu’on considère l’Homme comme un esprit, et moins d’un siècle qu’on dit qu’il est de la boue. Et c’est pourquoi mon étude est plus traditionnelle que celle de la plupart des philosophes modernes. Mais l’Homme pose un grand nombre de problèmes. Il change tellement d’une culture à l’autre ; d’un groupe à l’autre ; d’une race à l’autre. Et quand j’ai découvert le dénominateur commun de la vie, j’avais mon point de départ.
“L’idée que l’Homme est un esprit est bien plus ancienne que l’idée qu’il est un animal et un objet matériel.”
T.Hitchman : Pouvez-vous nous dire où vous a conduit cette première découverte ?
L. Ron Hubbard : Eh bien, ce dénominateur commun est « SURVIS ! ». Quoi que, l’Homme fasse, qu’il soit primitif ou cultivé, il cherche à survivre. Et il m’a fallu partir de là pour découvrir les méthodes qu’il employait pour survivre ou pour s’adapter à son environnement, etc. Et, il fut découvert que l’Homme progressait quand il préservait son intégrité spirituelle et ses valeurs, quand il restait honnête et bon. Et qu’il se détruisait ou se dégradait quand il cessait de le faire pour emprunter des voies plus néfastes.
C’est très simple. Nous vivons dans un monde où nous avons des gouvernements et des sociétés qui essaient désespérément d’aider l’Homme. Mais ils essaient de résoudre ses problèmes à sa place. Résultat : l’Homme n’a pas beaucoup progressé. Donc, la tâche consiste à mettre l’Homme dans une condition mentale, où il sera apte à résoudre ses problèmes. Avez-vous déjà donné à un ami un conseil qu’il ait suivi, et qui lui ait été bénéfique ? Ou bien est-il arrivé que des amis à qui vous donniez un conseil aient refusé de le suivre ?
“J’ai cherché le dénominateur commun à tous les hommes.”
T.Hitchman : Oui.
“Plus vous considérez l’Homme comme un être spirituel, comme quelqu’un de bon dont la méchanceté n’est pas innée, plus vous le faites progresser.”
L. Ron Hubbard : Bien. Allons plus loin. Prenons un homme. Si nous lui donnons sans cesse des conseils et de l’aide, nous n’allons pas forcément résoudre ses problèmes. Mais si nous l’amenons à un meilleur niveau d’intelligence et de réaction, à un niveau où il fera face à la vie, alors il pourra résoudre ses problèmes.
Plus vous essayez d’aider un homme matériellement, moins vous faites de progrès. J’ai fait des progrès dès le moment où j’ai traité l’Homme comme un être spirituel indépendant de la chair. L’Homme est être spirituel et PAS un morceau de viande. Les approches du genre « Untel a tant de quotient intellectuel, et son QI n’augmentera jamais » sont vouées à l’échec. Mais si nous disons que c’est un être spirituel, aux aptitudes illimitées, et que nous essayons de les améliorer, nous gagnons très facilement.
C’est remarquable. Ce que je veux dire ici, c’est plus vous considérez l’Homme comme un être spirituel, comme quelqu’un de bon dont la méchanceté n’est pas innée, plus vous le faites progresser.
T.Hitchman : L’Homme est donc un esprit. Quelle est votre définition du mot « esprit » ?
L. Ron Hubbard : Cela fait longtemps que l’Homme se demande ce qu’est un esprit. Cette question l’a laissé extrêmement perplexe. Il parlait de fantômes et de lieux hantés. Il parlait de l’âme humaine qui allait au ciel ou en enfer. Il était loin du compte. Et ce sujet l’effrayait Et ce fut amusant de découvrir qu’il est un esprit. Les Grecs de l’Antiquité ont beaucoup étudié la question. Ils ont conclu que c’était un esprit habillé de chair, et c’est vrai.
Vous augmentez le QI d’un homme et son aptitude si vous partez du principe qu’il est un esprit ; là vous gagnez. Mais si vous le considérez comme un monstre mécanique, constitué de 70 kilos de viande, vous n’augmenterez PAS son QI.
Permettez-moi de vous donner un exemple. Disons que … voici un corps. Eh bien, il existe une chose quelque peu invisible, néanmoins composée de masse, d’espace, d’énergie et d’un potentiel électrique, etc. Et elle entoure ceci. C’est le mental. Chaque expérience de la personne y est enregistrée. Le mental enregistre sans arrêt. Et à l’intérieur et au centre de tout ça, vous avez l’esprit. Et il n’a pas de masse et pas de corps. Il a son propre point de vue et le sens de sa propre identité. C’est l’esprit. C’est vous.
T.Hitchman : avez-vous des dogmes, comme la vie après la mort ?
L. Ron Hubbard : La vie après la mort est la vie après la mort. C’est un fait, pas un dogme. On continue effectivement de vivre après la mort. Mais c’est trop technique pour être abordé dans une émission comme celle-ci.
“La vie après la mort est la vie après la mort. C’est un fait, pas un dogme.”
T.Hitchman : Vous avez prouvé ce fait ?
L. Ron Hubbard : Oui. Nous l’avons prouvé.
T.Hitchman : Avez-vous prouvé autre chose ?
L. Ron Hubbard : Oui. Nous avons prouvé que l’Homme est fondamentalement capable de s’améliorer spirituellement. C’est un point très discuté que les psychologues attaquent. Ils disent que l’Homme ne change jamais. Et, bien sûr, l’Eglise est là pour améliorer l’Homme spirituellement, et C’EST faisable.
T.Hitchman : L’Homme a-t-il un bon fond ?
“Quand vous voyez toute cette dégradation humaine, et vous n’avez pas besoin d’aller très loin pour cela, il faudrait que vous soyez insensible pour ne pas vouloir faire quelque chose”
L. Ron Hubbard : Il EST fondamentalement bon. Ses expériences l’ont disposé au mal. Il prend souvent SON point de vue pour régler ses problèmes. Et les autres en souffrent. Ce qui est bon pour le chasseur n’est pas bon pour la proie.
T.Hitchman : vous avez souvent parlé de liberté d’esprit. Ne pourrait-on confondre cela avec anarchie et discipline ?
L. Ron Hubbard : C’est l’homme aberré qu’on discipline. Vu qu’au fond il est bon, plus vous le libérez, mieux il se conduit. Nos dossiers de cas le prouvent.
T.Hitchman : que signifie « aberré » ?
L. Ron Hubbard : Aberration signifie une ligne tortueuse. Comme le trajet de la lumière, en otique. La pensée de l’Home est souvent tortueuse. Elle veut aller de A à B en faisant maints détours, et n’atteint pas B. C’est ça l’aberration.
T.Hitchman : Est-ce que ça rend sa personnalité négative ?
L. Ron Hubbard : Non, non. Il est davantage lui-même. Prenons, par exemple, une jeune fille timide et renfermée. Vous l’auditez2, et elle devient très vivante, très fière et expansive.
T.Hitchman : Et les gens changent vite ?
L. Ron Hubbard : Très, très vite.
T.Hitchman : mesurez-vous leurs progrès ?
L. Ron Hubbard : Il y a tout un éventail de tests pour cela. Le temps de réaction change, le QI change, toutes sortes de choses changent chez une personne. Et elles changent pour le mieux. C’est là que réside l’espoir pour l’Homme. Il n’est PAS une bête malfaisante qui va empirer.
L’homme de la rue a certains problèmes. Il se demande : « Comment gagner plus ? » « Comment rendre ma femme fidèle ? » « Comment élever mes enfants ? » Bref : « Comment vivre mieux ? » « Comment rendre les choses plus aisées, plus stables pour ma famille ? » « Comment, comment, comment ? » « que m’arrive-t-il ? Quel est mon but dans la vie ? » les questions lui demandent énormément d’énergie. Et il n’est pas capable par lui-même de les résoudre positivement, car il y est enfoncé jusqu’au cou. Après l’audition, il les résout, il comprend ce qu’il fait, il sait ce qu’il veut faire et le fait. Cet homme statique et perplexe est devenu quelqu’un de dynamique, capable de réaliser de grandes recherches.
“Quoi que l’Homme fasse, qu’il soit primitif ou cultivé, il cherche à survivre.”
T.Hitchman : Vous ne semblez pas avoir une haute idée de l’homme moyen…
L. Ron Hubbard : quand vous voyez toute cette dégradation humaine, et vous n’avez pas besoin d’aller très loin pour cela, il faudrait que vous soyez insensible pour ne pas vouloir faire quelque chose. Car tous ces gens ont un bon fond qui s’est détérioré. Je n’ai pas une mauvaise opinion d’eux. Je pense que l’Homme est ce qu’il est, et qu’il peut être meilleur, c’est tout. Les grands mouvements actuels tendent tous à une chose : améliorer le sort de l’Homme. Ils doivent donc tous avoir une mauvaise opinion de l’Homme…
T.Hitchman : Avec l’audition, on va mieux, et on devient plus capable. Cela a-t-il une fin ?
L. Ron Hubbard : Oui. Il y a l’état de Clair3. Il signifie que l’individu a effacé la « maladie de base » des freudiens, et qui est le mental réactif4. Son mental inconscient disparaît. Il est totalement éveillé et capable. Nous avons atteint cet état. Notre programme dans ce domaine a culminé ces derniers mois. Les recherches sont désormais finies, car nous faisons des Clairs régulièrement.
T.Hitchman : Le fait de vieillir change-t-il quelque chose ?
L. Ron Hubbard : Non. Pas du tout.
T.Hitchman : j’aimerais vous poser une question directe. Pourquoi l’Homme est-il sur Terre et dans un corps ? Quel est son but ?
L. Ron Hubbard : Eh bien, on l’a mis ici, et il était censé s’en sortir tout seul.
T.Hitchman : Qui l’a mis ici ?
L. Ron Hubbard : Appelez-le « Etre suprême » ou « forces supérieures ». En fait, et je partage cette idée avec de nombreux sages : on l’a mis ici pour qu’il travaille à son salut. Et nous pensons avoir fait un grand pas dans ce sens.
T.Hitchman : M. Hubbard, merci beaucoup.
- Dianétique : Littéralement : à travers l’âme ( du grec dia, à travers et noos, l’âme, la pensée). On pourrait élargir la définition et dire que la Dianétique traite de « ce que l’âme fait au corps ».
La Dianétique donne un aperçu complet des potentialités du mental et révèle qu’elles sont largement supérieures à tout ce que l’on avait pu supposer dans le passé. Le sujet de la Dianétique est intégralement traité dans le livre de L.Ron Hubbard, la Dianétique, la puissance de la pensée sur le corps. - Audition : La méthode de Dianétique fondée sur la communication réciproque, où l’attention de la personne est dirigée vers des moments spécifiques de son existence, et lorsque la personne les examine, la charge mentale qu’ils contiennent se dissipe. L’audition s’effectue sans faire usage de drogues, d’hypnose et d’aucun moyen physique.
- Clair : une personne non aberrée. C’est un être rationnel dans le sens où il forme les meilleurs solutions possibles à partir des données qu’il possède et d’après son point de vue.
- Mental réactif : la partie du mental qui range et conserve la douleur physique et les émotions douloureuses, et qui cherche à diriger l’organisme uniquement par excitation réflexe.